10 contre-vérités
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Le projet d'extension du bâtiment de l'OMC défigurera l'un des plus beaux parcs de Genève;
c'est un "bunker".
Les rives du lac et, plus généralement, le cadre naturel dans lequel s’épanouit Genève constituent le bien le plus précieux de notre cité; il est également gage d’une qualité de vie exceptionnelle.
Il n’est pas question de mettre en péril cet acquis majeur, mais uniquement de permettre la construction d’une annexe discrète au bâtiment de l’OMC; celle-ci sera érigé sur un terrain qui sert aujourd’hui de parking (et de dépôt) à l’Organisation, soit une zone goudronnée en plein air. Constitué de 4 étages, le nouveau bâtiment affichera des lignes épurées, se fondant parfaitement dans le paysage; il ne constituera en aucun cas ce "bunker" que décrivent les opposants.
Aucune atteinte ne sera portée au parc entourant les bâtiments de l’OMC, seule une enceinte de sécurité est prévue; cette dernière longera le bâtiment et sera végétalisée. En outre, aucune plantation de valeur ne sera affectée par les travaux d’extension.
En réalité, l’OMC entend non seulement préserver l’écrin végétal dans lequel s’inscrivent ces bâtiments, mais encore le valoriser (par diverses initiatives, comme l’ajout de plantations, qui verront le jour à la suite d’un concours de paysagisme prévu en la matière).
"Avant" (situation actuelle) "Après" (annexe réalisée sur un parking)
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Le projet privera les citoyen(ne)s d’un accès au bord du lac; il amputera le parc qui sera "privatisé".
Contrairement aux arguments invoqués par les opposants au projet, celui-ci n’induit aucune modification substantielle à la situation prévalant aujourd’hui. Il n’est pas question d’une privation d’accès aux rives du lac; les cheminements longeant actuellement le lac seront intégralement maintenus. Mieux encore, de nouvelles voies piétonnes seront réalisées de façon à faciliter l’accès au site et la circulation à pied dans ce même périmètre; ainsi deux nouvelles entrées au parc seront aménagées, depuis la rue de Lausanne. Par ailleurs, l’espace public situé devant les locaux de l’OMC sera intégralement conservé, permettant à chacun de profiter des pelouses publiques.
- Accès au parc et usage des pelouses publiques maintenus -
Seule une enceinte de sécurité (végétalisée et d’aspect discret) sera mise sur pied, en conformité avec les impératifs de sécurité émis par les Nations Unies et dictés par la situation internationale. En son point le plus avancé, cette enceinte se trouvera à 33 mètres du lac (au lieu des 41 mètres qui séparent aujourd’hui le lac du bâtiment existant), laissant ainsi tout l’espace requis aux utilisateurs des lieux. En réalité, l’unique différence consiste dans le fait que les abords immédiats des bâtiments de l’OMC ne seront plus accessibles au public, pour des raisons évidentes de sécurité (prévalant également pour l’ensemble des organisations internationales présentes à Genève).
- Une enceinte discrète, épousant le bâtiment, sans privation d’accès aux espaces publics -
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La barrière de sécurité se dressera au milieu du parc; elle sera électrifiée.
L’enceinte de sécurité sera adossée au bâtiment de l’OMC; en aucun cas celle-ci privera le public d’accès au parc, pas plus qu’elle n’empêchera l’utilisation actuelle des pelouses de celui-ci. Par ailleurs, elle sera composée d’un muret semi-enterré (côté rue de Lausanne) et d’une barrière métallique (côté lac) dont la hauteur n’excédera pas 1 mètre 80. Cette protection sera doublée d’une composition végétale; elle ne constituera dès lors en rien un obstacle esthétique.
Contrairement aux allégations fantaisistes des opposants, ladite barrière ne sera nullement électrifiée; il s’agit d’une simple protection afin de canaliser l’accès à l’Organisation par la porte principale de celle-ci. Enfin et pour rappel, son avancement le plus marqué se situera à 33 mètres des rives du lac (au lieu de 41 aujourd’hui, soit 8 mètres de moins seulement); partout ailleurs des distances plus grandes seront respectées, permettant de maintenir en tout temps la convivialité des espaces publics.
L’OMC accuse un retard considérable en matière sécuritaire. En applications de nouvelles directives de sécurité passive destinées au contrôle d’accès aux bâtiments, l’OMC entend légitimement tirer parti des travaux de rénovation et d’extension pour se mettre au niveau des autres organisations internationales présentes à Genève.
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D’autres terrains sont envisageables pour ce projet.
En comparaison avec d’autres sites initialement envisagés, celui qu’occupe actuellement l’OMC permet la réalisation d’un projet sensiblement moins coûteux, d’un impact écologique minime et d’une durée de réalisation plus rapide.
En outre, plutôt que l’éparpillement des effectifs de l’Organisation au travers de la ville, la logique du "site unique" paraît parfaitement légitime; elle est synonyme de rationalité économique et de gains écologiques.
A cet égard, vous noterez que le Groupe de travail, constitué en février 2007 déjà (sous l’égide de l’OMC, de la Confédération, du Canton et de la Ville de Genève), a investigué l’ensemble des sites envisageables; sur la base d’une analyse comparative minutieuse (s’étant notamment portée sur le les sites de Champ-du-Château, à Bellevue, du Grand-Morillon à proximité du BIT et du Grand Saconnex), il a été décidé que seule l’extension du site actuellement occupé par l’OMC permettait de répondre aux contraintes du projet, tout en réduisant les coûts (CHF 300 millions contre 120 pour le site unique) et l’empreinte environnementale (2'600 m2 d’emprise au sol contre 8 à 10'000 pour un nouveau site).
Bref, aucun autre site répertorié sur le territoire du canton ne présente de capacités d’accueil comparables, en un site unique. En outre, le projet architectural retenu offre des garanties de fonctionnalité de premier ordre; son bilan écologique est par ailleurs excellent.
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Le bâtiment ne suffira pas à l’OMC; l’Organisation annexera progressivement tout le parc.
Le projet d’extension satisfait pleinement les besoins de croissance de l’OMC. Pour mémoire, la surface de terrain à bâtir permet une augmentation de 32% par rapport à la surface actuellement occupée; elle est parfaitement suffisante pour y héberger les 300 employés qui y prendront leurs quartiers. Contrairement aux affirmations des opposants, il n’est nullement prévu que cette extension constitue la première étape d’un agrandissement supplémentaire, empiétant sur les rives du lac.
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Le projet est un désastre écologique.
Cette allégation est parfaitement erronée; le bilan écologique du projet est irréprochable.
En densifiant les constructions déjà existantes sur un site unique, l’empreinte environnementale du projet est maintenue à son strict minimum (à la différence d’une reconstruction du siège de l’OMC sur un nouveau site).
En outre, le nouveau bâtiment offre toutes les garanties environnementales souhaitées; il répondra aux exigences du label Minergie, en termes de performance énergétique. Par ailleurs, la rénovation du bâtiment actuellement occupé permettra de réaliser des gains substantiels en termes écologiques, notamment en matière d’isolation thermique; elle se traduira ainsi par de solides économies de chauffage. L’ensemble du site sera raccordé au projet Genève-Lac-Nation, destiné à recourir à l’eau du lac pour chauffer et rafraîchir les locaux.
Enfin, le Centre présente l’avantage de sa proximité avec la gare RER de Sécheron et une desserte efficace en transports publics, favorisant la mobilité douce. Le nombre de places de parking sera par ailleurs diminué.
Répétons-le: aucune atteinte majeure ne sera portée au cadre végétal!
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Le projet dénigre le patrimoine architectural.
Au contraire, le bâtiment existant (dont les fédérations d’architectes ont au demeurant considéré qu’il ne méritait pas d’être classé) sera pleinement conservé; mieux encore, il sera revalorisé: ainsi, les boiseries de la bibliothèque, les fresques, les sculptures et les panneaux en céramique qui datent de la construction du Centre (et qui ont d’ailleurs été mises en valeur par le personnel de l’OMC) seront intégralement préservés. En outre, les travaux de rénovation permettront de mettre en valeur le patrimoine artistique de l’Organisation, dont certaines œuvres d’art ont été déjà restaurées et exposées, mais dont de nombreux trésors pourront ainsi être dévoilés.
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Le projet va coûter une fortune.
Le coût total du projet est estimé à CHF 130 millions, soit sensiblement moins que celui qu’impliquerait le choix d’un autre site (et la reconstruction intégrale du siège de l’OMC, estimée à CHF 300 millions), comme l’appellent de leurs vœux les opposants; l’OMC en financera CHF 60 millions (sur la base d’un prêt sans intérêt sur 50 ans octroyés par la Confédération), la Confédération assumant les CHF 70 millions restants, à teneur de l’accord qui la lie à l’OMC.
Certes cet investissement fédéral n’est pas négligeable, mais il est largement compensé par les millions investis par l’OMC à Genève (songez aux fournitures ou à la réalisation des travaux elle-même qui mobilisera des corps de métiers locaux); en outre ce montant est faible en comparaison avec les milliards de recettes indirectement perçues par notre ville grâce à l’accueil des organisations internationales, sans parler du rayonnement dont jouit Genève à l’étranger.
Le retour sur investissement est résolument bénéfique pour Genève!
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L’OMC ne profite pas à Genève; "son départ ne serait pas une catastrophe".
Cette affirmation est simpliste; elle dénote un parti pris idéologique, qui ne résiste pas à la réalité des faits.
On ne saurait décemment mépriser les 4,4 milliards de dépenses annuelles engendrées par la présence des organisations internationales à Genève, qui plus est en période de crise économique aigüe.
Acteur majeur sur la scène mondiale, l’OMC constitue l’un des principaux promoteurs de la Genève internationale; à ce titre, l’Organisation contribue largement au dynamisme du tissu économique local.
Ne l’oublions pas, l’OMC ce sont: 750 employés (bientôt 1'100, si le projet se réalise) qui effectuent des dépenses sur notre sol (et non uniquement en France), des millions en fournitures achetées principalement auprès de prestataires locaux, 4'500 conférences nécessitant la présence à Genève de visiteurs étrangers (et donc de services hôteliers ou de restauration, par exemple), l’ouverture de très nombreuses missions diplomatiques axées sur le commerce international et des liens académiques précieux notamment avec l’Institut de Hautes Etudes Internationales et du Développement.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes: l’apport économique d’une telle institution est considérable; il est indispensable d’en assurer la pérennité.
Au-delà des chiffres, il en va du rayonnement de notre ville, de ce multiculturalisme précieux que lui procurent les organisations internationales.
Ne perdons pas de vue que l’OMC est courtisée de toute part; prendre le risque de perdre sa présence en Suisse, c’est accepter que de multiples métiers de proximité soient mis en péril: du chauffeur de taxi au sommelier en passant par le commerçant.
Soyons réalistes, ce projet d’extension, parfaitement discret et maîtrisé, est une nécessité, sous peine de perdre notre attractivité.
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L’OMC est un lobby pro-capitaliste destiné à exploiter les pays en développement.
La cause qui nous mobilise ne porte pas le bien-fondé d’une organisation; il s’agit uniquement d’assurer que les avantages (notamment matériels) qui découlent de sa présence à Genève soient maintenus.
Il faut garder à l’esprit qu’un refus du projet d’extension se traduirait vraisemblablement par une délocalisation de l’Organisation; celle-ci s’épanouirait sous des cieux plus cléments, mais ne disparaîtrait pas pour autant.
S’opposer à un projet générateur de recettes ne contribuera nullement à infléchir les actions menées par l’OMC. Il est au contraire préférable d’héberger l’OMC sous l’égide de la neutralité helvétique, laquelle permet de garantir à celle-ci une forme de légitimité, tout en assurant des conditions d’accueil et de travail dignes et favorables à chacun(e).
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